Updated: Nov 11, 2020

As a writer of fiction, I enjoy liberties non-fiction writers don’t have...


Writing Fiction


As a writer of fiction, I enjoy liberties non-fiction writers don’t have. True stories are interwoven with imaginary worlds; real-life people merge with one another, becoming fictional characters and thus unrecognisable to the people who inspired them; research on specific topics is integrated into my stories without having to be referenced.

"When I write fiction, I am free."

I am free not to use footnotes, references, quotes and the like. I’m free to hide my own opinion on a variety of issues, behind my characters point of view. I’m free to remain silent on where and how and thanks to whom, I find imagination and foster my creativity. It would of course be foolish to relinquish this freedom, which I cherish so dearly, and which is one of the reasons I have become a writer of fiction. And also, I believe it is essential to keep most of my inspiration confidential, in order to disappear behind my characters and let my stories live a life of their own.

Le fil rouge


However, most – if not all of my stories – deal with some underlying issue that I feel strongly about. Something, that I, as a female writer, mother and an engaged human being, I find important enough to spend weeks, months, sometimes even years engaging with. It is on those topics that I would like to focus in this space. Some of these topics have already found their way into my writing, some might become the backbone of a new story, whereas others are just a “fil rouge” in my life.

I would also like to pay tribute to some of the many articles, books and essays I have read and that have influenced my writing.


"Sharing is giving back"

Last but not least, I might – on some stories – reveal what sparked its creation, how it came into being or how I went about writing and revising it. As a young author, I found this information tremendously helpful, whenever other more mature and famous writers, accepted to share it.

Updated: Nov 30, 2020

A shortstory written in French in September 2020 for the "Au Feminin" Literary-prize. Selected out of 1000 stories to be amongst the 16 finalists.



La porte de la chambre est entrouverte et Claire ne peut s’empêcher d’y jeter un dernier coup d’œil avant d’aller travailler.

Elle a l’air si petite dans ce grand lit, qui est beaucoup trop grand pour elle. Au moins elle dort. Enfin ! La nuit était agitée. Elle l’est souvent, car c’est toujours dans le noir que les angoisses et les cauchemars de la journée se frayent leur chemin dans sa petite chambre. Cette nuit c’était les chiens dans la rue, hier la méchante voisine, demain… qui sait. Les médecins ?

A chaque fois, Claire la retrouve débout, le regard hanté, les tempes en sueurs et le pouls galopant. Souvent elle pleure. Elle la prend alors dans ses bras, la balance au rythme de ses larmes, lui chante des berceuses et lui murmure des mots tendres, jusqu’à ce que les sanglots s’apaisent et la toux se calme. Cela peut prendre des heures. Parfois, elle lui donne des médicaments, quand elle n’en peut plus de cette veille interminable, quand elle est trop fatiguée ou quand elle sait qu’elle doit enchainer les rendez-vous le lendemain.

Sur la pointe des pieds, Claire pénètre dans la chambre.

L’odeur de la pièce lui rappelle sa propre enfance. La poudre, les crèmes, les mêmes parfums d’autrefois. La même douceur aussi. Ce matin, plus rien ne laisse entrevoir les cris et les larmes de la veille. Ses yeux sont fermés, sa respiration est régulière et son visage apaisé. Elle est belle comme un ange.

Les médecins lui ont proposée de la garder à l’hôpital, mais elle préfère la soigner chez elle. De toute manière cela ne changera rien à l’issue de sa maladie.

Comme tous les matins, elle pose sa main fraîche sur son front fiévreux. Sans la réveiller bien sûr.

Elle aime bien ce moment de quiétude. Quand elles sont seules toutes les deux.

Son mari a déjà quitté la maison pour accompagner les deux garçons à l’école. L’infirmière est en train de s’installer dans le salon.

Aujourd’hui elle reste un peu plus longtemps que d’habitude à son chevet. Elle a tant d’amour pour cet être fragile que cela lui serre le cœur. En lui posant un baiser sur la joue elle s’arrête tout près de sa figure. Elle respire ce parfum unique qui émane d’elle – pendant combien de temps encore – et d’un coup elle se met à sangloter. Elle enfonce son visage dans les draps qui recouvrent la poitrine chétive et elle pleure comme elle n’a jamais pleuré, jusqu’à ce qu’une main fragile se pose doucement sur sa tête, lui caresse les cheveux et chuchote de sa voix fragile.

- Ne pleure pas ma petite chérie. Ta maman sera toujours là pour veiller sur toi.

Quand Claire lève ses yeux, elle rencontre le regard bienveillant de sa mère. Son regard d’avant. Avant qu’il ne soit voilé par la maladie et la vieillesse. Elles se sourient et l’espace d’un instant Claire retombe dans son enfance. Quand c’était encore elle qui faisait des cauchemars et sa mère qui la consolait en lui chantant des berceuses.

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